Hélène Bessette

<< Orage de Roman. Violent. Vingt-quatre heures. Sans interruption. Fracas épouvantable. Lumières fulgurantes. Pluies torrentielles. Diluviennes. Nuits démentielles. Éclairages successifs.
(cf. le bonheur de la nuit)

… Et de richissimes Américaines dans de richissimes palaces
soignées par de richissimes docteurs jugés par de richissimes magistrats.
Et tout ce monde
roule roule
dans de richissimes voitures. A carrosseries bien ouvragées immatriculées.
Je croise les richissimes romanciers. Mes collègues
(cf.  Suite Suisse)

[…] On est convaincu qu’une troisième Académie Française existe au Séjour des Morts.
Ils étouffent de leur vieille puissance bien établie les générations montantes.
En supposant l’existence de quelque chose qui mériterait de ne pas être étouffé. >>

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LE GANG DU ROMAN POETIQUE
DE HELENE BESSETTE

1. le résumé, n°1. parole d’un temps
<< […] choisir (choisir) quelques livres propres à développer l’esprit selon ses tendances et ses richesses personnelles >>

<< L’esprit ne se fabrique pas. Peut-être est-ce la seule chose au monde qui ne se fabrique pas. C’est pourquoi ce Temps trompeur est celui de l’artificiel au détriment du naturel. Du mensonge au détriment de la vérité. >>

<< << Mais qu’un jour il me soit donné de réussir. Ce qui me tient à coeur l’oeuvre sacrée de Poésie >>. Voici une parole vraie et honnête. Tout le reste est hypocrisie. Tout le reste appartient à des personnalités influencées par le passage éclair du fulgurant Rimbaud et par la suite des poètes qui ont adopté cette façon d’être. >>

2. le résumé, n° 2. notes pour une conférence.
<< Le roman rehausse singulièrement le personnage qui l’inspire, c’est le poussé en point d’un évènement au détriment des autres, le roman fait du beau avec du laid, et le sinistre modèle, lorsqu’on le connaît dans sa réalité autobiographique épouvante bien davantage. Ce n’est pas sans raison que dans un Temps révolu et moins chagrin, c’était un honneur d’avoir servi de modèle à un romancier. >>

3. condition de l’écrivain
<< Toutes les relations humaines ont bougé : famille, politique… ce qui implique un changement dans la Littérature, les divers genres de romans qu’on écrira dans l’avenir assumeront certaines fonctions de la Poésie, mieux apte à exprimer l’esprit moderne. Prose mobile. La prose se transformera en Poésie, la Poésie en prose. >>

LE MANIFESTE DU ROMAN POETIQUE : MORCEAUX CHOISIS

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(SOMMAIRE DU) RESUME, N°1

1  la haine
<< Au milieu de la soi-disant Paix notre monde est dominé par une mentalité de guerre prononcée >>

2  le désespoir
<< Ainsi l’anonyme, le quelqu’un, le quiconque, appartient à tous et se trouve un jour forgé d’une forme qu’il n’avait jamais imaginée ni désirée. Chacun fait son ouvrage. Son ouvrage de destruction. Aveugles entre eux. Aveugles au passé. Aveugles à l’avenir >>

3  la conversation
<< Voici donc toute conversation, tout échange rendu impossible. Toute Amitié, cet amour de l’esprit, supprimée.
Des individualités, enrobées et desséchées. Des vies se heurtent, non des personnes, mais des vies et des personnes prisonnières de leur vie (à l’intérieur de).
Que peut être dans cette société de guerre, la Littérature, conversation par excellence.
Dans une société au langage chiffré, où chacun porte en lui l’étoffe d’un espion ? >>

4  le journalisme
<< Une dictature des esprits au même titre que n’importe quelle confession religieuse. De même qu’une église est une usine de fabrication d’âmes en série, d’âmes artificielles, le journalisme censuré ou non tel qu’il est, imprime une façon de penser, construit à grand rendement des esprits artificiels, fait une manière d’être. (Il est l’Université du Pauvre), dont les éléments agglomérés peuvent à la longue édifier une manière de civilisation. >>

5  en librairie
<< L’inutilité d’une telle lecture, l’abêtissement dans lequel elle entretient le lecteur >>
<< Voici une pile de romans nouvellement sortis. […] L’intrigue ? Sensiblement la même à chaque étage. Les sujets agités ? Sensiblement les mêmes. La vie intérieure ? Ressassée. Seuls changent les noms des personnages. […] Nous avons plus que notre content des amants et des maîtresses. Les progrès est-il vraiment d’en faire quatre cents pages au lieu de deux cents ? >>

6  la culture de l’esprit
<< […] quelques phrases qui, occasionnellement éveillent des échos connus >>

7  cuture (suite)
<< […] choisir (choisir) quelques livres propres à développer l’esprit selon ses tendances et ses richesses personnelles >>
<< L’esprit ne se fabrique pas. Peut-être est-ce la seule chose au monde qui ne se fabrique pas. C’est pourquoi ce Temps trompeur est celui de l’artificiel au détriment du naturel. Du mensonge au détriment de la vérité. >>

8  les publications
<< […] on compte 53 grands poètes quand les autres siècles se contentaient de cinq ou six >>

9  lire les poètes
<< Non que untel soit effectivement un <<grand poète>>, mais parcequ’il aurait éveillé en moi quelque fibre secrète par affinité, quelque sympathie ou télépathie, parce qu’il aurait exprimé le hasard aidant, une intimité passagère que je croyais mienne. Par les temps qui courent chacun peut se vanter de trouver son <<Grand poète>>. Un poète par personne telle semble être la nouvelle formule. (ou peut-être par groupe de personnes). >>

10  lire les revues
<< Le trop plein d’esprit est fastidieux à la langue autant que les romans basés sur l’instinct sexuel. >>

11  les journaux littéraires
12  la vulgarisation
13  vulgarisation (suite)
<< […] on est convaincu qu’une troisième Académie Française existe au Séjour des Morts.
Ils étouffent de leur vieille puissance bien établie les générations montantes.
En supposant l’existence de quelque chose qui mériterait de ne pas être étouffé. >>

14  saint germain des prés
<< Pourquoi une nécessité d’artifice ?
Ce besoin de se faire remarquer par n’importe quel moyen et qui affole toute une génération.
Ce besoin de  » créer quelque chose  » fut-ce n’importe quoi par n’importe quel moyen. Jusqu’à l’abjection. >>

15  cynisme ou abjection
<< L’humilité, l’effacement, les larmes, le sang, la porte étroite, l’exaltation de la souffrance, tous ces lieux communs de l’Eglise se joignent en nostalgies et neurasthénies diverses. Le christianisme assassiné encombre encore et se retrouve à chaque instant >>

16  le complexe d’infériorité
<< << Mais qu’un jour il me soit donné de réussir. Ce qui me tient à coeur l’oeuvre sacrée de Poésie >>. Voici une parole vraie et honnête. Tout le reste est hypocrisie. Tout le reste appartient à des personnalités influencées par le passage éclair du fulgurant Rimbaud et par la suite des poètes qui ont adopté cette façon d’être. >>

17  le pamphlet
<< Il n’en reste pas moins que le XIXème prolongé seul témoigne parce qu’il en est seul capable.
Parce que la génération de « l’Abjection » même si elle est intelligente n’a pas une personnalité suffisante >>

18  apostolat austérité
<< Faire quelque chose (sens propre) bien sûr. Mais en rompant résolument avec l’état actuel.
Ce n’est ni en prolongeant le XIXème siècle déjà trop long, ni en donnant à corps perdu (pour ainsi dire) dans le mouvement artificiel dit <<moderne>> que l’on fera quelque chose de valable. >>

19  libido et ambitio
<< Ce triste achèvement dans les verticales de la haine, la peur d’être, l’animalité >>
<< Ce magma de puérilité-confort-sexualité dans lequel on nous tient. Cette déchéance dans les sentiments. Le tout mêlé aux machines à laver, aux marques d’aspirateurs. La complaisance pour le vice. >>

20  les passéistes
<< Survient n’importe qui, auteur d’un roman d’apparence valable et chacun de crier à la deuxième Colette. La nostalgie des gloires éteintes, de toute évidence irremplaçables, est telle qu’il faut à tout prix n’importe qui et n’importe quoi pour combler les vides.
Surtout pas de vide.
Jules Ferry a inventé des générations successives d’écoliers dociles et studieux atteints désormais de passéisme. Et dans n’importe quelle rubrique de la Critique, le livre dont on parle, l’animal ou la chose, sans exception, est classé dans un tableau établi d’avance et que commandent les gloires du passé. >>

21  réussir à Paris
<< Et qui réussit ? Alors là pas d’hésitation : les monopoles et les privilèges héréditaires s’exercent pleinement et sans honte. >>
<< Qui réussit ? Le réseau de guerre. Ceux qui sont liés par ces liens indéfectibles des batailles et incarcérations partagées. >>
<< Que peut faire le troisième larron ? Celui qui n’a pas fait la guerre, et qui n’est fils de personne ? >>

22  le vase clos
<< À vrai dire la Littérature authentique, que ce soit dans les pays totalitaires ou dans les pays capitalistes, est éternellement muselée et persécutée. Le mercantilisme n’ayant d’égal que les interdits de n’importe quel fascisme. >>

23  le roman poétique
<< […] l’on peut acquérir une indépendance d’esprit susceptible de produire des œuvres neuves qui ne soient pas des copies du Passé >>

<< Ce Roman d’où le théâtre n’est pas loin, qui se présente comme une tranche de vie coupée à vif, dont la force vient du manque de commentaire […] >>

24  la communication
<< un auteur, authentique ne peut être suivi par la foule des lecteurs, ne peut pas toujours être suivi par la foule des intellectuels, et ne peut être suivi souvent que par les <<intelligents>> qui malheureusement ne sont pas foule >>

25  le manifeste
<< On est ainsi amené à distinguer Littérature et Lecture.
L’imprimerie se scinde en deux forces.
Au roman-fleuve à l’imparfait et au passé-simple, au roman de fabrication et de <<développement>> s’oppose le Roman littéraire qui ne se fabrique pas et naît d’un concours de circonstances.
L’écriture en prose traditionnelle, c’est-à-dire, la Lecture, même lorsqu’elle dit des choses pensées et intelligentes, reste un produit très commercial, très utile lorsque trente millions de lecteurs et d’intellectuels réclament des livres. >>

26  réfutation et soustraction
<< La haine n’a jamais arrêté la marche de l’esprit. Elle en est un excitant […] Les plus grandes périodes étaient encombrées. C’est un effet <<de la brillance>> de l’esprit. >>
<< Les mœurs d’une époque sont toujours abjectes, en aucun cas elles ne pèsent sur une évolution de l’intelligence qui est une force cosmique et indépendante. >>

27  le XXème siècle
<< Le Roman Poétique. Science Littéraire. Qui grandit sans bruit de décade en décade. Littérature d’incubation.
La Littérature actuelle n’a que faire des <<Littéraires>>.Chercheurs mathématiciens savants y sont davantage à leur aise.
Dans ce panorama scientifique, la Littérature <<ordinaire>> ou <<Lecture>> devient une fonction très honorable accessible à certains au même titre que des doctorats divers. >>

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LE RESUME, N°2
Notes pour une conférence.

(morceaux choisis)

<< L’affaire stylistique ne justifie pas une oeuvre. On ne peut s’y tromper. Le but de ces quelques pages est de rechercher et de déterminer l’authentique. De le distinguer des contrefaçons. Alors se lèvent toutes les annotations de professeurs : <<c’est bien écrit>> <<c’est mal écrit>> <<c’est original>> <<c’est inimitable>> <<c’est bon>> <<c’est mauvais>>. Autant de fables flatteuses ou blessantes sans importance réelle.
Un écrivain est celui qui, par son intelligence domine le monde qui l’entoure. Avec ou sans grammaire. Avec ou sans compliments. Avec ou sans injure. Partons à la recherche de cette phrase vraie modelée sur la Puissance de l’Esprit.
Nous conviendrons que le titre d’écrivain est décerné à celui qui est doué d’une <<voix>>. Une <<voie>> domine. Un homme est supérieur. Un maître dans la foule. Celui qui parle.
Mais la voix peut être trompeuse. Dans la broussaille littéraire que représente la Librairie, avec quel diapason se guider ? Comment ne pas céder au brouillon de la caricature ? >>.

<< Il est clair que la Culture n’est pas asphyxiante. Car elle n’existe pas. On ne peut pas appeler Culture ces tirades jargonnées que l’on trouve un peu partout. Ces élucubrations bourgeoises nébuleuses ressassées. Tout cela fut-il contresigné de fortunes ou de diplômes. Ceci dans le Monde pensant. >>

<< Le malaise en Littérature n’est pas récent. Il date environ de 1920 c’est-à-dire de ce moment où les grandes épopées réalistes ont pris fin […] >>

<< [Le] jeux aveugle de l’incompétence, misant sur la quantité, fondé sur le calcul des probabilités conditionné par cette puissante formule <<On a de l’argent>>. Il est possible que par ce moyen – de l’argent – il arrive que jouant au hasard, on gagne. C’est peu probable. >>

<<[…] cette espèce de trilogie : Littérature – Lecture – Presse. Dans cet ensemble, la Littérature ne présente qu’un mince pourcentage et la question que je soulève se pose en fait très rarement, le plus souvent l’Editeur et son Comité entérine le langage (et la Pensée) admis dans le siècle.
L’auteur, bien enregistré, ayant rempli sa fiche, posé pour la photographie, écrit. Comme peindre, comme chanter, c’est selon Taine, avoir les yeux fixés sur la Nature, afin de l’imiter du plus près possible et que l’Art tout entier consister dans l’exacte et complète imitation. La décadence à toute époque est caractérisée par l’interdiction posée sur le modèle vivant, on se borne à une éternelle copie du déjà fait. C’est dans cette mer immense et chargée qu’un Art Neuf, c’est-à-d_re près du modèle, doit naître.
C’est très joli à dire mais l’Ecrivain, dans l’exercice de son Art, va rencontrer d’énormes difficultés. >>

<< Il va de soi que la situation présente n’appelle pas les exercices de style qui sont des paresses d’esthètes indifférents ni des développements pseudo-pornographiques. Mais la situation présente appelle bien autre chose, elle appelle des grands livres. Et je dirai comme Virgina Woolf : on ne les a pas. On ne les a pas avec des circonstances atténuantes, on ne les a pas parce qu’on n’a pas le moyen de les avoir. Parce que ces deux ou trois talents qui nous manquent ne sont pas éclos, ou bien <<on les a découragés>>, refusés, ou bien ils ont dressé autour d’eux l’hostilité haineuse des mécontents. >>

<< Le roman rehausse singulièrement le personnage qui l’inspire, c’est le poussé en point d’un évènement au détriment des autres, le roman fait du beau avec du laid, et le sinistre modèle, lorsqu’on le connaît dans sa réalité autobiographique épouvante bien davantage. Ce n’est pas sans raison que dans un Temps révolu et moins chagrin, c’était un honneur d’avoir servi de modèle à un romancier. >>

<< L’écrivain se voit alors rejeté par tous les groupes : politiques, religieux, sociaux, corporatifs, syndicalistes. Car lui, l’écrivain réel et libre, ne peut s’enchaîner à aucun groupe. Il ne peut avoir les mains liées par une seule idéologie ou théorie, fût-elle puissante. Ni la voix amoindrie parce qu’on lui permettra de voir le monde avec une seule paire de lunettes. C’est ce restrictif qui jette le discrédit sur la Littérature de propagande et donne la petite mesure de ces écrivains dont la grandeur tient surtout à l’approbation de leurs partisans. L’écrivain réel libre supérieur, grade son indépendance afin de pouvoir introduire dans ses livres des personnages de tous les clans, l’Humanité étant faite de sa diversité, à toutes les classes sociales. L’écrivain réel libre supérieur est celui que la Destinée étonnante aura conduit fortuitement en tout endroit et dans tous les milieux de vie. Peu d’écrivains font cette expérience capitale, universelle. Beaucoup appartiennent à leur vase clos de l’Eglise du Parti de la Bourgeoisie de la Corporation. Les romans et les romanciers se trouvent ainsi extrêmement mutilés et réduits.
Voici bien établies les contraintes de base avec l’éternel <<ça ne plaît pas à…>> <<elle fait du tort à …>>. >>

<< Donc des compliments. Les Critiques elles-mêmes ne sont que des tirades élogieuses à fins publicitaires. La distinction qu’elle suppose est évidemment sincère et répond à une culture artistique certaine. On rencontre peu et peut-être jamais, une critique réelle, étude impartiale d’une oeuvre. Le plus grand chantage qui soit sur la Condition de l’esprit. Les Editeurs ont tout intérêt à cultiver ce chantage très économique que la vanité des poètes infatués rend tout à fait possible. >>

Condition de l’écrivain

<< Toutes les relations humaines ont bougé : famille, politique… ce qui implique un changement dans la Littérature, les divers genres de romans qu’on écrira dans l’avenir assumeront certaines fonctions de la Poésie, mieux apte à exprimer l’esprit moderne. Prose mobile. La prose se transformera en Poésie, la Poésie en prose. >>

<< Coupure radicale entre la littérature et le Monde. Absence de générosité de coeur de chaleur – Le moteur est absent solitude et désespoir éternel incognito de la personne humaine – idéologie pompeusement poétique de l’incognito – perdre la raison – excentrique par opposition au banal – contemplation du monstrueux – la fuite dans la névrose – le style s’adapte forcément à cette vision du monde (la grimace) impuissante – angoisse un snobisme de littérateur – statisme prostration immobilité effrayante – torpeur – hébétude – une vie qui ignore toute consolation – fin d’une époque littéraire >>. >>

<< [Le parler de la rue], on le trouve chez les commerçants, les enrichis, les employés et leurs chefs de service, chez les étudiants et professeurs. C’est un langage général que l’on entends chez les employeurs comme chez les domestiques. Il est fait d’un amalgame de gros mots (ou mots gros) de formes grammaticalement erronées avec des relatifs notamment très mal utilisés, c’est un langage brutal rétréci au rythme rude et d’un vocabulaire étroit. En 1970 la France parle mal. On l’un des traits du <<Grand siècle>> était le beau parler. >>

<< […] ce chant brutal de l’homme primitif aux dialogues âpres et aux passions rudes. Il ne faut pas reculer devant la réalité lourde de l’homme moyen lorsqu’il est aux prises avec les tragédies de la vie.
On peut mêler ce langage au langage poétique, comme un peintre distribue ses couleurs. Ce n’est pas encore admis et le <<ce n’est pas ce qu’ils croyaient>> suivi de <<je vous en prie faites taire les andouilles>> soulève un monde dangereux de réprobation et de susceptibilité. Lénine n’est pas mort pour avoir appelé les Russes des imbéciles, mais cinquante ans plus tard on risque sa vie, en tous cas sa carrière littéraire et théâtrale, pour un excès de langage (fût-il pris sur le vif). >>

<< Au cas où ces Messieurs qui occupent les places viendraient à manquer d’idées, je ne pense pas qu’ils puissent compter sur les crétins pour leur en fournir.
Il faudrait tout de même savoir où on en est. Où sont les innocents, où se trouve la puissance qui fait naître les grandes oeuvres et comment progresse-t-elle ? Mais le tapage de la presse a mis à l’ordre du jour <<la confusion des genres>>. Et dans ce jeu de l’illusionniste et du prestidigitateur beaucoup de personnes importantes perdent leurs moyens.>>

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